1. Home
  2. bSmart le Blog
  3. Histoire d'eux
  4. 2018
  5. Yoann Richomme remporte la Route du Rhum 2018 en Class40

Il l'a fait ! Yoann Richomme vainqueur de la Route du Rhum 2018

  • 5 minutes de lecture

Le challenger de la Class40 au sommet !

Occupant une sérieuse place de challenger au départ de la course le 4 novembre dernier, Yoann Richomme confirme aujourd’hui tous les espoirs placés en lui en remportant l'édition 2018 de la Route du Rhum, à bord de son voilier en Class40.

16 jours, 3 heures, 22 minutes et 44 secondes. En terminant premier de sa catégorie sur la Route du Rhum 2018, le skipper remporte ainsi sa deuxième épreuve en solitaire après une victoire remarquée sur la course du Figaro en 2016.

A bord de son bateau flambant neuf, le « Black Mamba », conçu pour obtenir des résultats de haute volée tout en respectant une réglementation très stricte, il a ainsi affronté une forte compétition, avec pas moins de 53 bateaux en Class40 au départ de Saint-Malo. Parmi ses compétiteurs, d’autres navigateurs tout aussi chevronnés, comme Phil Sharp et Aymeric Chappellier, l’ont talonné de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre, et ce jusque dans les derniers milles. Voici les impressions qu’il partageait il y a seulement quelques jours, via son journal de bord quotidien :

« Je me fais souvent des coups de flip quand je vois les autres faire des bons pointages et je suis obligé de me rappeler que j’ai une centaine de milles d’avance pour me calmer. Sur la cartographie, on n’a pas d’échelle et de temps en temps j’ai l’impression d’être en match race alors que bon, pas vraiment ». 

Cette aventure a été marquée par un début de course aux conditions hivernales et les tempêtes de l’Atlantique nord, un épisode aussi rugueux que déterminant entre le 06 et le 07 novembre, avec des décisions stratégiques à prendre :

« Franchement, j’ai l’impression d’être dans un marteau piqueur. La mer est hachée, dégueulasse. Les routages proposent de refaire de l’ouest nord-ouest mais pour retrouver encore plus de mer, je préfère patienter quelques heures que le front me passe dessus. Ça me fera sûrement un peu de perte, mais le bateau et moi, on souffre déjà assez comme ça. Le but, c’est de sortir de là indemne. (…) Il faut accepter de temps en temps d'avoir un peu de perte. Je ne prends pas de risques et quand il y a des grains, je fais le gros dos. J’ai tous mes spis, ce qui est essentiel, et je suis d’attaque ».

Et c’est au cœur d’une mer très agitée que notre navigateur a su tenir bon… et marquer des points, conservant aux abords des Açores une avancée confortable que ses poursuivants n’ont pas réussi à combler, évoluant à plus de 15 nœuds de moyenne :  

« A cette allure, mon bateau est plus rapide que ceux de mes concurrents. (…) J’ai mis un bon coup de cravache cette nuit. C’est un virage à la corde qu’il faut réaliser pour parcourir le moins de distance, mais la mer étant encore très désorganisée, ce n’est pas simple. Il n’empêche que ce matin, je suis plutôt content de la situation. J’ai remis des milles à mes poursuivants et je me positionne à l’intérieur de la courbure ».  

Le navigateur a connu un changement météorologique radical, passant en quelques jours de conditions hivernales à une chaleur quasi intenable :

« Cela devient étouffant dans le bateau et brulant dehors. Je ne suis pas trop à mon aise mais je fais avec. J’ai fini tous mes podcasts donc là, je recommence à zéro. Je n’en ai pas assez emporté. D’habitude, j’amène un livre ou deux, histoire de m’échapper un peu mais j’ai tout oublié à la maison avant le départ mais je me console en me disant que l’arrivée est de plus en plus proche » commentait-il dimanche dernier.

Ces épreuves n’ont néanmoins jamais entamé son énergie, sa force de caractère et son humour. Voici ce qu’il déclarait lundi, à une poignée de milles de l’arrivée :

« C’est mon dernier matin en haute mer. J’attaque le rangement pour que Donatien (Carme, son préparateur, ndlr) ne râle pas trop à l’arrivée. Ma chambre n’est pas très propre, comme d’hab, mais pour une fois j’ai l’excuse de manquer de produits ménagers »

A seulement 35 ans, le jeune skipper donne ainsi une leçon d’endurance, d’ambition et d’innovation qui force le respect. Et la fierté des équipes de Brother France qui l’ont adopté comme source d’inspiration ! Rendez-vous est pris pour son prochain objectif de choix : le Vendée Globe 2020 !
Crédit photo : @Alexis COURCOUX

Plus d'articles ... Histoire d'eux

Vous aimerez aussi ...

Haut de page