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Jeune femme consultant son smartphone

Droit à la déconnexion ? C'est possible !

  • 2 min de lecture

Maîtrisez votre temps de travail !

Depuis janvier 2017, les entreprises de plus de 50 salariés sont tenues de mettre en place le « droit à la déconnexion », un des volets de la loi travail El Khomri qui entend renforcer la qualité de vie au bureau (et en dehors) en permettant aux salariés de déconnecter leurs outils digitaux. Mais ce droit à la déconnexion au travail est-il compatible avec la vie réelle de l’entreprise ? La question se pose.

Tous (trop ?) connectés ! Voici le constat de plusieurs études, parmi lesquelles une étude menée par Malakoff Médéric en 2016 qui relevait que 30 % des salariés consultent leurs e-mails professionnels en dehors du temps de travail. Chez les cadres, c’est encore pire avec 48 % d’accros(1). Au cœur des open space, les conséquences de cette ambiance tout numérique n’ont pas tardé à se faire sentir : augmentation des tensions, du stress, voire des risques de dépression. C’est pour lutter contre une dégradation de la qualité de vie au travail que le droit à la déconnexion a donc été intégré aux dernières dispositions législatives. L’objectif : préserver le respect des temps de repos, les congés et l’équilibre entre vie privée et vie professionnelle.

Cela dit, cet équilibre est-il possible en tant que cadre dirigeant, ayant des responsabilités, des dizaines d’e-mails quotidiens à traiter et des équipes à manager ? Est-il en outre envisageable de faire fi d’un message de son chef, même en dehors du temps de travail ? C’est ainsi qu’il est devenu fréquent de se reconnecter le soir, le week-end ou pendant les vacances pour ne pas accumuler de retard ou répondre aux impératifs de son employeur.

Retrouver la maîtrise de son temps

Comme des millions de salariés, Fabrice Dumans s’est retrouvé dans cette situation. Ancien cadre d’une grande entreprise informatique, il avait pris l’habitude de rester tard au bureau pour traiter ses e-mails non lus. Là, il a réalisé que seuls certains le justifiaient vraiment. Il décide alors de fonder Timyo – « Time is my own »(2) – un logiciel qui se greffe aux messageries électroniques et permet de prioriser les messages. Breveté aux États-Unis et déjà utilisé par 150 équipes, Timyo demande à l’émetteur d’un email de définir ce qu’il attend du destinataire (lire un document, accomplir une tâche, etc.) et pour quand.

Les informations apparaissent ensuite clairement dans la messagerie du destinataire qui peut identifier les messages urgents des autres. Ainsi, non seulement une partie de la pression retombe, mais les gens se responsabilisent aussi dans leurs exigences vis-à-vis de leurs collaborateurs et les échanges gagnent en lisibilité, en efficacité, en profondeur et en analyse. Les e-mails urgents obtiennent plus rapidement leur réponse tandis que les autres sont mieux nourris : fini les « Raconte-moi le projet en 3 lignes ! », les messages peuvent être riches en information sans susciter d’anxiété s’ils sont à lire dans 3 ou 4 jours.

Dans une société de plus en plus collaborative, pacifier les rapports entre les gens et favoriser un cadre professionnel enthousiasmant est essentiel pour les collaborateurs… Mais aussi pour l’entreprise puisque le mal-être et l’absentéisme représentent de véritables gouffres financiers. Alors, êtes-vous prêt pour la déconnexion et laisser reposer votre téléphone portable au travail ?

Sources et notes
(1) « Santé & bien-être des salariés, performance des entreprises », Malakoff Médéric, 2016.

(2) « Time is my own » : « Le temps m’appartient ».

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