Ajouté au panier
  1. Home
  2. bSmart le Blog
  3. M comme Métier
  4. 2019
  5. DMP, le dossier médical partagé
La dossier médical partagé se développe en France

Santé connectée : le Dossier Médical Partagé (DMP), véritable carnet de santé numérique ?

  • 5 min de lecture

Le DMP offre-t-il un suivi médical idéal ?

Le Dossier Médical Partagé, aussi appelé DMP ou carnet de santé numérique, connaît une mise en place à rebondissements. Evoqué dès 2004 sous le nom de « Dossier médical personnel », il a connu depuis des ébauches successives. L’objectif : devenir un carnet de santé numérique qui soit à la fois satisfaisant pour les patients, pour les professionnels de santé et pour l’assurance maladie. Où en est-on aujourd'hui ?

Le DMP en bref

Le Dossier Médical Partagé (DMP) est comparé à un carnet de santé numérique. Pourquoi ? Car il s’agit d’un dossier électronique sécurisé regroupant l’ensemble du parcours de santé d’un patient. Toute personne bénéficiant d'un régime de sécurité sociale peut disposer d'un Dossier Médical Partagé. Les informations que l’on y trouve sont précisément listées :

  • Historique des soins sur les 24 derniers mois ;
  • Résultats d’examens (radios, analyses biologiques) ; 
  • Coordonnées des proches à prévenir en cas d’urgence ; 
  • Antécédents médicaux (pathologies, allergies) ;
  • Comptes rendus d’hospitalisation ;
  • Directives anticipées de fin de vie.

Chaque patient peut accéder à son DMP en ligne via l’application DMP ou sur le site Internet (www.dmp.fr). L’accès des professionnels de santé à son DMP, lui, est régulé par le patient lui-même. Il peut ainsi choisir d’autoriser son médecin traitant ou le service des urgences à consulter son DMP, mais pas un autre spécialiste consulté. Le DMP est créé à l’initiative du patient (âgé de plus de 16 ans), qui peut également le supprimer à tout moment. Le DMP n’est donc pas obligatoire.

Fin 2018 :  un pas vers la généralisation du Dossier Médical Partagé

La généralisation progressive du DMP a été annoncée en novembre 2018 par la ministre de la santé. L’objectif visé ? Développer la santé connectée et faire en sorte que 40 millions de Français en soient munis d’ici cinq ans. Cette généralisation dépend de plusieurs facteurs, dont :

  • L’acceptation (et donc l’information) des patients ;
  • La formation des professionnels habilités à créer un DMP à la demande d’un assuré social (l’ouverture du DMP peut être effectuée en ligne par le patient mais aussi auprès de la caisse d’assurance maladie, d’une pharmacie ou d’un professionnel de santé équipé) ;
  • La prise en main du DMP par les médecins et professionnels de santé.

Simplification, communication, économies : les défis du DMP

La création du DMP est justifiée par trois retombées principales :

  • La simplification du parcours de soin grâce à une meilleure coordination des professionnels de santé autour d’un patient ;
  • Une meilleure communication entre patients et médecins pour plus d’efficacité (en limitant les interactions médicamenteuses dangereuses par exemple) ;
  • Des économies du système de santé en évitant les examens ou prescriptions inutiles.

Pour les médecins, cela signifierait donc théoriquement à la fois un gain de temps et une meilleure prise en charge médicale de leurs patients.

Le secret médical, la limite du DMP

Le secret médical et la sécurisation des données sensibles que sont celles de la santé posent des limites à l’utilisation du DMP.

Pour les médecins, c’est le patient qui garde la main sur son DMP. En clair, dans une optique de suivi à distance - la fameuse télémédecine -, un médecin pourra consulter les informations d’un DMP ou y ajouter des documents si et seulement si son patient lui en a donné l’autorisation. Une fois l’accès autorisé, le médecin ne pourra ensuite consulter qu’un certain type d’informations, ou « habilitations », hiérarchisées par le ministère de la santé. Le non-respect de ces habilitations est considéré comme un délit pénal.

Et pour les patients, la question de la sécurisation des données personnelles s’impose dès qu’il s’agit de dématérialiser le système de santé. C’est pourquoi la CNIL (Commission Nationale Informatique et Libertés) surveille de près le niveau de sécurisation et d’hébergement des dossiers médicaux numériques. Aucun patient ne souhaite que ses données de santé soient accessibles par son employeur ou sa compagnie d’assurance !

Plus d'articles ... M comme Métier

Vous aimerez aussi...

Haut de page